Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages...

Vivre, connaître la vie, c'est le plus léger, le plus subtil des apprentissages...

Aujourd'hui n'est pas un jour comme un autre. Je signe ici mon anniversaire, certes, mais secondaire. En effet, il y a dix ans, jour pour jour, que je suis née. Ou plutôt que j'ai ressuscité. Je me rappelle cette infirmière aux cheveux de feu, amenant avec elle ce couple inconnu qui m'avait mise entre les mains du monde.
Rien n'a changé, tout a survécu aux affres du temps. J'entends dehors les percussions vocales d'une jeunesse loin d'être incendiée par sa propre descente, de cette odeur citronnée qui attaque sa destinée.
Les contraires s'accordent, les pôles négatif et positif s'attirent, la frontière entre le bien et le mal est plus fine qu'un simple cheveu. Pourtant, on cherche sans arrêt une idylle. On n'attend que de trouver l'utopie. Vous n'êtes plus les seuls à penser que la perfection existe, qu'elle n'est pas si loin de vous. Pourtant, la modestie humaine pousse à la croire impossible, irréalisable et incroyable.
On s'enferme dans des clichés, dans des amours impossibles, jusqu'à s'enfermer sur soi. On oublie presque de vivre. J'ai appris à ne me préoccuper que du présent, à force de temps. Ce temps qui me joue des tours d'une malignité angélique. Tout change, vous savez... Même l'inchangé.

Au niveau supérieur, j'accentue le mouvement provoqué par tant de traîtrise, par tant de mésquinité et de villitude résistante. Et je m'apostrophe à mon tour...

C'est une consécration, il en est fini de tout ça, de cette semi-tristesse, tantôt joviale, tantôt foudroyante. Je suis heureuse à présent, et je le resterai pour une éternité.






Vivez chaque instant, c'est votre seule chance.






La preuve : c'est la seule chose qui me reste de cette année mémorable ;

"Au sommet de cette colline, au bout de ce sentier de misère où j'allais me recueillir chaque jour depuis la fin de notre idylle, quelque chose a changé. Une enfant au regard vide, d'une pâleur cadavérique, assise sur une vieille souche d'arbre, sa robe souillée de taches d'encre noire comme l'ébène. Mais, vous, hommes du passé, ne trouvez-vous pas cette comparaison malheureuse? N'avez-vous jamais contemplé les yeux d'une autre dont le noir limpide et lisse ouvre à votre esprit une fenêtre sur le néant?
Noir comme le vide, noir comme l'esprit des erreurs passées ; la noirceur du coeur d'un bourreau face à la pureté de son âme, noir comme le navire de plomb sur lequel je m'évade. Joies incessantes, noires comme la vie, noires comme la sobriété des quelques pages de mémoire. N'a-t-on jamais soulevé la question de la noirceur de l'art, des milles facettes de jais qui s'opposent à Dieu?
Noir strident, noir au parfum d'encens et d'amour. Noir coloré, noir d'écrits, noir immaculé d'une sordide création, noir comme les nuages qui peuplent mes sens. Ces noirs ethniques et purs, synthèse sélective d'or et d'argent, système paradoxal de l'amour ivre de mots, figés dans la noirceur de tes mains. Le noir aime le paradoxe. Et le paradoxe me fait fuir, tel une colombe dont la noirceur me fait frémir. Je cherchais autrefois à me garder de la noire naissance de notre amour exquis ; je me nourris à présent de ce mouvement où noirceur rime avec bonheur, où toutes les pensées dissoutes dans l'or noir font la surprise des éducateurs..."


A vous. <3
Sans qui tout ça ne pourrait prendre un goût de rêve.


# Posté le mercredi 25 juin 2008 10:40
Modifié le samedi 05 juillet 2008 17:24

Laughing like childrens, living like lovers...

Laughing like childrens, living like lovers...

Toi, tu es là-bas.
Et j'y serai avec toi...

You don't have to be rich to be my girl,
You don't have to be cool to rule my world,
Ain't no particular sign I'm more compatible with,
I just want your extra time and your
Kiss.

# Posté le samedi 21 juin 2008 15:13
Modifié le lundi 23 juin 2008 15:30

And I needed a place where I could hide, somewhere I can call mine...

And I needed a place where I could hide, somewhere I can call mine...

Dans mon occupation favorite, qui est et restera de regarder les gens sans les connaître, et parfois d'en retenir les visages sans avoir trop de raisons... j'ai reconnu quelqu'un. Un ami de maternelle.




Je nous voyais jouer ensemble dans la cour. Je me suis aussi souvenue de cette cour. De cette institutrice aux cheveux courts et blonds qui s'appelait Cathy. Des arbres au printemps, dont les pétales roses et blancs voletaient dans les airs pour fleurir dans nos cheveux, des enfants qui jouaient... Je me suis rappelée des grandes fenêtres qui surplombaient ces murs de briques rouges, leur donnant des airs de liberté. De cette grande porte blanche, donnant sur le Boulevard. De ces deux marelles colorées, où quatre filles loin de faire partie de mes amis jouaient. Tout l'attrait des pommes offertes au goûter m'est revenu.

Ces années me manquent, à présent. Ces jours de grande innocence et de simplicité.
Mon enfance n'a pas existé, mais mon âme y était. Je sais que tout est là, cela ne demande qu'à sortir. Mais des choses s'effacent, je le sens. Plus le temps passe, plus ma vie se perd.
Il ne me reste "que" quelques cent photos, mais toutes me montrent des inconnus.



Je retournerai dans cette école, le plus tôt sera le mieux.
Je crois que je tiens la clé, et dire qu'elle était si près...


# Posté le jeudi 19 juin 2008 15:28

I've been waiting day and night. I burn for you...

I've been waiting day and night. I burn for you...

Plus le temps passe, plus je me surprends à penser à elle. Et cette surprise de bon goût, noyée dans les sms envoyés par centaines aux heures les plus indues, est celle qui a su me faire comprendre que je pouvais aimer. Qu'il pleuve, qu'il vente, ou même si le Soleil brille et se fait une place entre les nuages, jamais je n'aurais pu imaginer que sa présence me manque tant... je l'aime, c'est certain. Je ne peux pas me passer d'elle, ceci est encore plus sûr.

Plus le temps passe, plus je me dis que si je ne l'avais pas rencontrée, je n'aurais pas pu me permettre d'être heureuse. Je ne me vois plus dans les bras d'un autre, d'une autre, ou même seule. Je n'aurais pas la force de m'en sortir sans elle, et je regrette tellement de l'avoir faite souffrir. Encore une fois, c'est impossible.

Plus le temps passe, plus je me sens seule. Il est 13h17, à croire que seulement une heure s'est écoulée depuis que le silence s'est installé entre nous...

# Posté le jeudi 12 juin 2008 15:04
Modifié le mardi 17 juin 2008 07:18

It's just a mirror for the sun...

It's just a mirror for the sun...

Une fois de plus, mes quelques larmes ne parviennent pas à faire court-circuiter mon clavier. J'ai tellement fait d'erreurs, mais aussi une quantité de choses que je ne regrette en rien. Quoi qu'il en soit, nous sommes arrivés au bout, et toutes ces personnes vont me manquer. Pour la plupart, je les reverrai l'an prochain, mais partent ceux et celles que je ne veux en aucun cas perdre. Lèger, lèger, vague à l'âme. J'ai encore cette fois fait preuve d'une certaine paresse, d'une fénéantise émotionelle. Je regrette par dessus tout de ne pas avoir crié plus tôt à quel point je vous aimais, vous aime et vous aimerai toujours. Vous faites partie de ceux qui ont parvenu à me changer en ce que je suis aujourd'hui...



Merci.

Merci à vous.
Amélie, Pauline, Marine, Lola, Emeline, Gaëlle, Mathieu,
Jackie, Sanaa, Mélodie, Ombeline, Alicia, Amandine, Marie-Adeline,
Manon, Marie, Marion, Alex, Médéric, Roxanne,...

Je n'oublierai pas ces sept mois passés avec Lui.
Ni ce géant au visage d'ange...

Et Elle. Je l'aime à un point.




Un fois de plus, je quitte des proches, on me les arrache. Cette année fut bien trop courte, si bien que je crois en avoir perdu la notion. Le temps défile à une telle vitesse, et la gravité est bien trop forte pour les sables qui nous blessent.



Une seule et unique question subsiste :
Pourquoi ai-je toujours pris tant de temps à me rendre compte de mon amour pour les perfections humaines?


# Posté le jeudi 05 juin 2008 15:40
Modifié le dimanche 15 juin 2008 16:00